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Order Management System

L’Order Management System (OMS) d’hier visait avant tout à automatiser les communications internes, en permettant au trader de collecter électroniquement les ordres et les instructions issues du portfolio manager, de les agréger sous forme de blocs, de gérer les exécutions, d’assurer le reporting et d’exécuter les allocations. La plupart des ordres étaient transmis au broker sans possibilité réelle pour le buy-side de contrôler les exécutions.

Aujourd’hui l’OMS s’est enrichi de nouvelles fonctionnalités et apparaît plus que jamais comme l’outil indispensable au trader buy-side. L’OMS fournit la connectivité directe aux marchés électroniques, aux crossing networks, aux direct market access platforms (DMA’s) et aux modèles algorithmiques. Il donne au trader les moyens d’optimiser ses stratégies d’investissement et d’exercer un contrôle accru de ses exécutions.

Abordons ici très succinctement les raisons qui conduisent à opter pour un tel système, les solutions que ce type d’outils peut apporter, et les étapes préalables au choix de l’OMS. Nous mettrons aussi en évidence les perspectives d’évolution de l’offre d’OMS.

Quelles sont les raisons qui peuvent conduire à la mise en place d’un OMS ?

Les raisons qui poussent à opter pour un OMS sont nombreuses. Un OMS permet par exemple de moderniser le workflow, de réaliser le full STP (Straight Though Processing), d’améliorer l’accès a la liquidité, de minimiser les coûts de trading, d’alléger les risques, de réduire les erreurs, de comprimer les coûts de transaction, d’assurer une traçabilité par la création de pistes d’audit.
           
La course à la taille critique et la recherche de synergies justifie aussi ce type d’équipement. La volumétrie des opérations à traiter devient de plus en plus importante (plusieurs millions d'opérations par an chez un gros Asset Manager).

Le suivi des risques opérationnels et des risques de marchés par l’automatisation est un autre facteur qui pousse vers les OMS, ainsi que le suivi des exécutions, et le respect des limites encourues. Ils faciliteront la constitution de bases de données par l’archivage des opérations.        

De plus, un besoin de traitement de plus en plus rapide des opérations est apparu. D'ici peu toute opération devra être réglée et livrée à J+1 de son exécution. Sachant que cela implique Front, Middle et Back Office de l'Asset Manager mais aussi le Broker et le Dépositaire, on imagine aisément le rôle primordial de l'automatisation d'un maximum de tâches. 
  
L’innovation financière et la création de nouveaux produits nécessitant de nombreuses opérations simultanées et liées tels les certificats ou les Trackers (réplication exacte d'un indice et donc 40 achats simultanés pour le CAC40), les fonds d'arbitrage (vente et achat simultanés), et bien d'autres ont rendu obligatoire la mise en place d'automates de traitement des opérations.

Les sociétés de gestion cherchent à se moderniser, à améliorer leurs process de gestion, ou encore mettre en place un suivi dans l’application de leurs stratégies. Les OMS (Order Management System) représentent un véritable moyen de doper la création de valeur d’une société d’Asset-Management puisque ces systèmes offrent une multitude de fonctions visant à optimiser la gestion de portefeuille et les procédures qui s’y rattachent.

Quelles sont les fonctions et les solutions apportées par les OMS ?

Quelles sont les étapes préalables au choix d’un OMS?

L’analyse interne

Les OMS sont donc des systèmes complexes qui peuvent mettre en œuvre de nombreuses fonctions, cependant avant toute prise de position sur l’achat d’un tel système,  il faut définir de la manière la plus précise possible les besoins de l’entreprise. Différents points sont à aborder.

Dans un premier temps, chercher à définir les fonctions qu’on souhaiterait automatiser, dans quel but et quelles sont les attentes en terme de résultat de l’automatisation de ces tâches. Une fois les besoins clairement définis, quelles solutions peuvent répondre à ses attentes. Ces questions sont primordiales dans la mesure où un OMS coûte cher et qu’un Asset Manager d’une moindre taille, avec des volumes peu importants ne peut supporter de telles charges. Dans ce cas, il vaut mieux se tourner vers des ASP (Application Service Provider) ce qui correspond à un accès à l’OMS par l’intermédiaire du distributeur. Ceci est très utilisé par les hedge-funds. Ces derniers ont d’ailleurs largement contribués au développement de ces systèmes ASP.

L’analyse externe

Une fois cette étape d’analyse interne terminée, il va falloir s’orienter vers un OMS. On sera amené à se poser la questions des critères de choix. Bien évidemment, il faut tenir compte de la réponse que peut apporter chaque OMS au problème de l’entreprise d’un point de vue des solutions qu’il apporte et du coût que représente l’achat du système. Le SAV et le coût lié à la maintenance du système sont à intégrer dans la perspective d’un choix cohérent. Mais il reste tout de même essentiel de s’intéresser à d’autres critères tels que l’éditeur et la version du progiciel, la facilité d’utilisation, le processus d’intégration, le TCA (Transaction Cost Analysis), l’interface et l’échange des données, la capacité du système à évoluer, la sécurité et la traçabilité. De même, l’étude de l’environnement technique est un élément à ne pas négliger et ce afin de ne pas investir sur un produit en marge ou déjà obsolète.

Les OMS sont amenés à fortement évoluer compte tenu : d’une part de la demande croissante d’Asset Managers de taille moyenne de pouvoir accéder à de tels outils, et d’autre part des nouvelles réglementations MiFID

Les perspectives d’évolution de l’offre d’OMS

ASP

Comme nous l’avons vu auparavant, les Hedge funds ainsi que les Assets Manager de taille moyenne ont largement participé au développement de l’offre d’OMS puisque les éditeurs ont mis en place les ASP qui permettent à des structures moyennes de s’équiper en système informatique performant. Cette offre est en plein développement et représente une véritable perspective d’évolution pour les OMS. Le développement du modèle ASP correspond à une demande croissante de la communauté financière. Le modèle ASP dispose de nombreux avantages pour l’utilisateur dont son accessibilité, sa rapidité, sa flexibilité et son coût. Ce dernier argument est par nature majeur pour les clients qui sont de plus en plus favorables au système de location du progiciel face à des coûts d’acquisition élevés.

MiFID

La réglementation MiFID permettent aux intermédiaires financiers d’internaliser leurs flux d’ordres. Ils peuvent donc exécuter directement les ordres de leurs clients en interne, sans les soumettre aux marchés réglementés : soit en les confrontant directement entre eux, comme s’ils avaient chacun un carnet d’ordres internes, soit en s’en portant contrepartie. Les entreprises d’investissements ne passeront alors un ordre sur le marché réglementé d’Euronext  que pour le solde de la transaction entre leurs clients. Cette pratique va directement menacer Euronext en entraînant une fragmentation du marché.

Désormais, les ordres que les clients passent à leur entreprise d’investissement pourront être exécutés directement sur le stock d’actions détenues par celle-ci sans transaction directe avec Euronext.

La commission européenne a toutefois assorti cette autorisation d’une clause de « meilleure exécution » (Best Execution) afin de protéger les investisseurs et de contrôler les commissions abusives que les intermédiaires pourraient s’attribuer. Les ordres internalisés doivent, pour respecter cette clause, être exécuté à des prix au moins aussi compétitifs que les meilleurs prix du marché. Si l’internalisation des transactions est courante dans les pays anglo-saxons (62% des transactions sur la bourse de Londres), elle ne l’était pas en France avant la directive MIFID, où tous les ordres devaient être centralisés et exécutés sur Euronext.
Ces changements ont pour conséquence une mise à niveau obligatoire du système
d’information des prix servant à communiquer les termes des transactions aux clients de détail et au marché avant qu’elles ne soient réalisées. La totalité des entreprises d’investissement ne pourront faire face à ce coût, et ne pourront donc être agrémentées par leur Etat d’origine. Ainsi l’Europe comptera entre 50 et 500 internalisateurs de marché notamment du fait de concentration.

Les conditions de mise en œuvre de la best execution

Ses nouvelles exigences sont amenées à modifier de manière importante les différents outils OMS proposés par les éditeurs et les besoins des entreprises dans la mesure où elles induisent une réorganisation du secteur.

Cette page est proposée par IT Value, le Conseil au service de l'expertise.

 

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